Cher tous,

 

Voici un message de Laurent Bricault, professeur à l'UTM, qui présentera le documentaire sur "Alexandrie : la cité perdue de Cléopâtre".

 

"Le mardi 22 mars, à 13h30, sera diffusé à l'amphithéâtre Jean-Pierre Vernant le documentaire de Jean-Yves Empereur, "Alexandrie : la cité perdue de Cléopâtre". Présentée par Laurent Bricault, cette projection servira d'introduction à la Conférence donnée par le Prof. Miguel John Versluys, de l'Université de Leiden aux Pays-Bas, intitulée "L’Égypte dans le monde romain : hommes, objets, dieux et …concepts culturels", dont voici la présentation :

Pour les Romains, le pays du Nil a joué un rôle très important. Qu’il s’agisse de l’approvisionnement en blé depuis les guerres puniques jusqu’au règne de Cléopâtre, de la conquête de la Vallée du Nil par les Romains en 30 avant J.-C. ou de l’immense popularité des dieux égyptiens, l’Égypte est devenue très tôt une partie non négligeable du monde romain. De ce point de vue, il n’est alors pas exceptionnel de constater le développement du culte d’Isis et de Sarapis à Rome, le couple devenant assez tôt l’un des protecteurs de l’Empereur. En quelque sorte, l’Égypte, c’était Rome, et Rome était l’Égypte : une situation formalisée, si l’on peut dire, avec la conquête d’Octavien.
Pourtant, les sources nous montrent très clairement que dans le même temps, l’Égypte reste perçue comme « Autre » durant toute l’histoire romaine, et même comme l’« Autre oriental » par excellence. Cette observation pose des questions sur l’équilibre entre ces deux réalités romaines, sur les tensions éventuelles entre la présence évidente des hommes, des objets, des dieux de l’Égypte, de l’existence d’un « mirage égyptien » et, finalement, interroge sur la réalité d’un orientalisme romain. Dans ma conférence, je voudrai aborder cette question par l’étude d’un groupe de documents archéologiques crucial pour cette problématique : les Nilotica.


Professeur invité par l'Université de Toulouse, M. J. Versluys donnera plusieurs conférences très importantes en mars et avril, qui seront annoncées au fur et à mesure et auxquelles tous les étudiants d'Histoire, histoire de l'art et archéologie sont activement conviés.

Merci,
L. Bricault"

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